La logique

est-elle un art de penser scientifique ?

24 juil. 09

Excipit à la Montaigne

La phrase de Michel de Montaigne : " Au plus élevé trône du monde, nous ne sommes pourtant assis que sur notre cul" semble sertie dans le bronze des sentences du "patrimoine commun de la sagesse de l'humanité". Rappelée par une guide qui fait plus état de sa méconnaissance personnelle du latin que des risques de se cogner la tête dans les embrasures des portes, elle épate le touriste en visite de la tour du château du célèbre essayiste, le plus inclassable des écrivains français, dit-on. Phrase toujours citée hors contexte (il m'en souvient ainsi d'un anthropologue  qui la rapportait volontiers). Elle produit toujours un effet certain sur l'auditoire. Etonnante conclusion du troisième livre des Essais (excipit), qui vient après celle-ci : " Nous cherchons d'autres conditions parce que nous ne comprenons pas l'usage des nôtres, et sortons hors de nous, pour ne savoir pour ne savoir quel il y fait... " (cf. la remarquable version récente de 2001 des Essais en Pochothèque par Jean Céard). Le goût pour les paradoxes semble l'essence-même de la morale humaniste. Quelle est la cause de cet abandon délibéré de tout principe de cohérence qui formalise en principe le socle de toute Vérité ? L'influence de l'éthanol ou de diverses formes mystiques de spiritualité, ou les deux peut-être même ?      

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02 juin 09

Traduttore, tradittore

Virginia_WoolfL'adage traditionnel est d'une grande pertinence. Pour apprécier l'originalité d'une langue étrangère, le mieux est de penser en langue dite étrangère, sans trop se préoccuper du lien avec sa propre langue. Les traductions littéraires d'oeuvres, confrontées au texte original, se veulent des re-créations, de nouvelles oeuvres, parfois éloignées des bizarreries d'une traduction mot à mot. Le mot à mot pourtant a le mérite de nous faire comprendre le mental profond d'une autre culture. Alors, mieux vaut lire dans le texte original d'une langue avec le dictionnaire de cette autre langue. Mrs Dalloway de Virginia Woolf avec le Concise Dictionnaire d'Oxford à la main c'est autrement plus "subtil" qu'avec une traduction française qui écrase maintes tournures de phrases anglaises par des transformations qui ressemblent parfois à de simples contre-sens.

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21 mai 09

L'existence de Dieu "from a logical point of view"

Comment l'être humain, qui est imparfait, peut-il prouver l'existence d'un Dieu susceptible d'être infiniment parfait? Le raisonnement serait le suivant. Si l'être humain est imparfait (voire mauvais par nature, depuis la faute de ce satané Adam), c'est la preuve même de l'existence de Dieu. En effet si l'homme est mauvais, voire méchant (déchu), la vérité qu'il détient est nécessairement mauvaise, et il ne peut prouver ni l'existence d'un Dieu ni son inexistence (et ce indépendamment des preuves qu'il pourrait apporter au fait qu'Il existe, incluant celle-ci). Au contraire, si l'être humain était bon par nature, il n'aurait pas besoin de prouver l'existence de Dieu puisqu'il détiendrait la vérité concernant son existence ou non et pourrait à la manière de Hegel s'élever vers son Etre. Dieu existe indépendamment de la détermination qu'en donne d'une manière ou d'une autre l'être humain, puisque l'être humain est mauvais au point de ne pouvoir déterminer si Dieu existe ou non. Si l'homme était bon, il n'aurait pas besoin de prouver l'existence ou l'inexistence de Dieu. La preuve de l'existence de Dieu est dans le concept nécéssairement insuffisant qu'en donne le "génie" humain. Pour résumer l'argument, on pourrait dire que si Dieu existe c'est parce que les êtres humains sont mauvais, voire méchants (déchus) par nature au point de ne pas savoir s'Il existe. Si l'être humain était parfaitement bon, Dieu n'aurait pas de raison d'être. N'importe quel "croyant" devrait comprendre cette justification, il me semble. Ce raisonnement simple aboutit, à mon sens, à une définition honnête de la divinité. Et l'Eternel doit éclater de rire en lisant ce message.

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16 mai 09

Contre les professeurs

adversos_matheLes ânes, qui sont ceux qui ont l'intelligence, et la prétention, de penser par eux-mêmes, à la différence des moutons toujours rassemblés dans le troupeau du conformisme, tels les adeptes inconscients du conventionnalisme dont le logicien américain, W. O. Quine fut le défenseur, ne pourront qu'apprécier les thèses de Sextus Empiricus, ce sceptique romain qui écrivit en grec une sorte de libelle contre les mathématiciens. Un argumentaire qui a été republié il y a quelques années en France par les Editions du Seuil, et dans lequel je devrais de me plonger prochainement. Ma curiosité est insatiable. On ne trouve sur le web que le texte en latin, pour l'instant. Ce qui est très étonnant dans le "contre les mathématiciens" (considérés comme les modèles des professeurs) de Sextus Empiricus, c'est qu'il critique déjà les professeurs... Quels en sont les arguments ? Je l'ignore. Il va falloir les lire. Dans le contexte éducatif actuel, les critiques contre les professeurs semblent tellement obsolètes. Certains d'entre eux risquent l'assassinat dans certains établissements qui ne sont même pas classés en zone d'éducation prioritaire. O tempora, o mores ! Autrefois certains instituteurs abusaient de leur autorité en toute impunité (je parle d'expérience); maintenant ce les enfants qui sont parfois des tyrans, au nom des je ne sais sacro-saints principes des droits de l'enfants. En toute chose, les excès sont condamnables. Lorsque la transmission du savoir et de la culture ne sont plus l'enjeu essentiel du système, l'éducation devient alors un lieu de conflits.

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15 mai 09

Penser par soi-même

A relire tous les messages de ce blog qui bientôt arrive à sa deuxième année d'existence, je me demande si je ne suis pas un âne, je veux dire par là un homme incapable de penser par lui-même. Penser par soi-même est certes une illusion dès lors que cette activité n'a pas franchi le "pont aux ânes" de tous les lieux communs les plus Aneordinaires de la pensée. La seule question est de savoir quels sont-ils et où nous conduisent leurs franchissements ? La démission du philosophe est une sorte de sagesse consistant à admettre la vanité de sa connaissance, et le retour à la pensée des anciens est le commencement de la prise de conscience de l'absence de tout renouvellement, ou de l'inutilité des renouvellements. L'âne, lui, est un animal obstiné, toujours la caricature de l'indocilité, mais dans cette indocilité, qui est le propre de ceux qui prétendent penser par eux-mêmes, se manifeste une forme d'intelligence, qui est la conscience de l'inutilité de certains efforts et de certaines questions insolubles (les apories). Pourquoi dès lors persister à se les poser, et à considérer la diversité des solutions ? Admettons que certains besoins ne trouvent aucune satisfaction dans les conditionnements de la société marchande et du spectacle, que l'on voudrait nous imposer comme unique modèle de réussite, et dans laquelle la liberté de pensée est sévèrement compromise. La connaissance de la culture philosophique nous conduit à penser par nous-mêmes, en toute humilité, avec admiration pour nos illustres devanciers, dont nous ne sommes que de piètres rejetons. Nous ne serons jamais des abrutis, telle est notre ambition et nous serons toujours redevables au valeurs de l'Esprit qui nous guide.

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11 mai 09

Epicurisme et stoïcisme en perspective épistémologique

000030Poursuivant la lecture de Lloyd Gerson sur l'épistémologie ancienne, on ne peut manquer de trouver intérêt dans la synthèse donnée de l'épicurisme et du stoïcisme. Ce qui caractérise ces philosophies selon l'auteur est le constat du fait que l'erreur substantielle à propos de la nature de la réalité est la cause du malheur de l'homme. Epicure, dans une perspective aristotélicienne, reprend à son compte les aspects psychologiques consécutifs à une croyance sincère en ce qui est vrai (true belief) comme source de tranquillité d'esprit. A contrario, la sagesse qui résulte du bonheur de l'esprit serein, ne peut avoir pour fondement la fausseté. L'idée de prise de conscience est présente dans la psychologie effective du "true belief" caractérisé par la "bebaiotes" (firmness) et "l'energeia" pour "clarity". Nous sommes confrontés ici à de sérieuses difficultés terminologiques autour des interprétations anglaises et françaises des textes originaux. La notion de "tepid conviction" n'est peut-être pas l'expression du doute sceptique, mais plus l'instabilité du "true belief" qui oscille entre le "knowing" et le "believing". Selon Epicure, visité par L. Gerson, la supériorité du "knowing" sur le "believing" tient à la transformation de l'esprit par la connaissance. "A true belief of which one has sufficient conviction for this belief to put one's soul in a state of tranquility" est ce qui fonde le "knowing". Etonnante affirmation qui remet en cause tout ce qui précède dans la pensée platonicienne et aristotélicienne. Les choses se compliquent singulièrement lorsque l'on se réfère au refus épicurien des "sense data", dans l'hypostase d'une conception primaire d'éléments agrégés d'attributs sensoriels en relation permanente, source de critère d'une sorte de commencement de vérité empirique. Celle-ci est ensuite redoublée par une affirmation réflexive du "knower" (distinct du "believer", sans doute trop émotif...) "the awareness of a sense-perception confirm the truth of sense perceptions" différentes des apparences. Une "tepid conviction" devient dans ce contexte la résultante du réalisme relatif aux événements mentaux (folie, rêves, et autres fantasmes imaginaires avant l'heure) ; elle impliquerait donc un renouvellement des règles de raisonnement dans leur rapport avec des objets sensoriels erronnés mais cependant réels. Nos freudiens contemporains trouveront dans Epicure l'origine "idéal-typique" de leur science de l'inconscient dans l'antiquité. Nous sommes sur la voie du scepticisme, et dans cette perspective, les dieux n'ont que faire des mortels puisqu'ils vivent ce à quoi ces derniers aspirent, à une "blissfull life" (une vie de bienheureux, ce que certains désignent, allongés sur les plages par le paradis terrestre, et d'autres, affichés sur les terrains de golfs, par l'âge d'or). Bref de ce qui est réservé sur terre de nos jours aux "stars people", autant d'avatars épicuriens d'une société post-industrielle, dont l'envers du décor est le stoïcisme de véritables héros. A suivre, donc ce panorama anglais qui nous convoque à une relecture des textes originaux.

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02 mai 09

Thinking as a pure potency of actualisation

"The basic distinction here is between (1) the intellect becoming or acquiring an intelligible form and (2) a further actualisation of the intellect. It is this actualisation that enables the intellect to thing itself. It is this latter distinction that that constitutes thinking in the primary, definitional sense. The distinction between (1) et (2) is, we may recall, exactly the distinction Plato makes in Thaetetus between possessing and having knowledge." (p. 79 in Ancient Epistemology).

Now we understand what is the correct meaning of possessing and having knowledge, the fact, say, to be represented in a new account of a putative sentence (the first distinction doesn't match in a second intellectual framework, so in this case a sentence is always putative in a cognitive matter). But if we want to go on till now, the question then is why giving a new account of an antecedent propositional issue ? Is it only an improvement or simply a new face of substitutive satisfactions ?

Thinking is of course a pure potency of actualisation of something which has yet been thought. But nobody knows how and what. It is so always a recall. Martin Heidegger was one of the nowadays philosophers who had the insight of that in this times where everything appeal to think, we don't think yet. Because we never know when we think or believe what we know is truer than it was before.   

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17 avr. 09

Ancient epistemology

DelphesSans faire dans la nostalgie, mais de l'Anglais, la nouvelle collection "Key themes in Ancient philosophy" lancée par Cambridge University Press mérite une attention particulière. Les études publiées sur Platon - le philosophe, et donc le logicien - le plus important de l'humanité, avec Aristote (les paris sont ouverts) ne sont pas oeuvre des grecs modernes, mais de manière significative, celle d'éminents "scholars" des universités canadiennes, en l'occurrence de l'Université de Toronto. Un petit passage sur la chaine de télévision grecque Skai peut permettre de saisir que la Grèce n'est plus seulement le berceau de l'Europe. L'idée de revisiter la Grèce revient en mon esprit de temps à autre. Les images qui en proviennent ressemblent à celles d'il y a bientôt trente ans. La différence doit être l'afflux touristique. Le Parthénon actuellement est en travaux pour rénovation, semble-t-il. Vont-ils réinstaller les métopes ? Quant au livre de Lloyd P. Gerson, qu'en dire en tant que français ? Certaines formules sont difficilement traduisibles "hors contexte", notamment celle relative à "the account of knowledge", voire même du "true belief", qui n'a pas tout à fait le même sens que "l'opinion commune", que l'on peut retrouver dans les traductions françaises. Bref, la seule issue sera de reprendre le dictionnaire français-grec, de réouvrir, entre autres, le Théétète, qui est peut-être l'un des trésors le plus essentiel des dialogue platoniciens. Evidemment, cette oeuvre a été éclipsée par le "mythe de la caverne" de La République, à propos de la vérité et de l'illusion, conséquence de l'épreuve de philosophie au baccalauréat. On n'imagine pas toujours la richesse de certaines oeuvres qu'il n'était pas nécessaire de fréquenter. Les contraintes stupides des programmes et des trivialités de la culture de conventionnelle. Faut-il pour autant maudire tous les professeurs de Lycée qui ont singé Socrate par habitude d'esprit pour faire dans le genre maïeutique à quatre sous, manière de cacher leur scepticisme? Avec le développement des brainstormings et autres associations libres en psychanalyse, la maïeutique est-elle devenue obsolète ?  " Ancient epistemology" est toujours d'actualité dans la mesure où selon l'auteur "the fact to possess knowledge is not having The Knowledge". Il est difficile de s'éterniser sur cette messagerie là-dessus. Il est certain qu'internet permet à n'importe qui d'accéder à de la réflexion épistémologique à ses heures perdues, sans aucune autre "justification" que la liberté de pensée, sans aucune illusion sur le fait que les études officielles dédiées à la chose épistémologique sont sans issue. Cf. par exemple  www.epistemologie.net 

La limite de l'ouvrage de Lloyd Gerson me semble être son relativisme historiciste, qui certes ne promulgue aucun dogme, mais qui est comme l'indique son titre se rapporte à l'antiquité. La référence à Plotin semble d'ailleurs exclure la problématique ontologique pure (celle des traités 42-44), afin de placer la présentation dans une perspective qui semble implicitement assez marquée par les concepts de "knowledge" et de "knowing", dont on ne peut omettre le fait qu'ils interfèrent avec les sciences du management dans leur relation avec le "belief". L'interrogation aristotélicienne sur l'antériorité de ce qui est pensé précédant la réflexivité du fait de penser trouverait peut-être dans solution dans une ontologie. Or il est évident que l'ontologie et l'historicité sont des domaines incompatibles puisque l'être est un en soi, avant d'être un devenir.

Les concepts contemporains de conscience et d'analyse propositionnelle sont sans importance dans ce panorama qui ressemble à une synthèse guidée de la pensée antique, balisée par une réflexion sans présupposés sur le lien entre la croyance et la science pour se demander en finale ce qui correspond à la première ou à la troisième personne du singulier, et en escamotant la seconde. Cet ouvrage de référence diffère des habituels Wikipedia et autres encyclopédies par cette trame de pensée qui lui donne un sens. Ce n'est pas la première fois que j'assiste à ce type de présentation consistant à se servir de matériaux du savoir antique pour une reconstitution dans un autre horizon, comme la preuve apportée du génie américain dans cette distanciation et le jeu ? Il conviendrait d'améliorer sa connaissance de l'antiquité pour apprécier l'exploit.

A la différence de l'invitation initiale des Essais de Montaigne (" C'est ici un livre de bonne foi, Lecteur. Il t'avertit dès l'entrée (...) que je n'y ai eu nulle considération de ton service et de ma gloire" ,ou celle où Plotin pratiquait (cf. les Ennéades 42-44), ce service d'adresse au lecteur, l'auteur dédicace, lui, sa recherche à ses enfants, adresse pleine de finesse pour de l'épistémologie ancienne. Comprenne qui peut. Il n'est pas possible de rendre compte sur un système de blog de l'amplitude d'une oeuvre qui  concentre en elle même, en peu de pages, écrit en langue étrangère, une profusion de questions complexes si l'on y réfléchit. Celà étant, il reste à déterminer en quoi une épistémologie peut être valide, tout en étant historiquement bornée dans le temps et dans le document.

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27 mars 09

Une logique de la sérénité

"Considère l'Intellect, l'Intellect pur, et fixe sur lui tes regards, sans te servir de ces yeux-ci. Eh bien tu vois le foyer de la réalité et une lumière qui en lui ne s'assoupit pas, et comment il se tient immobile en lui-même et comme il est différencié, tu vois un être où tout est ensemble, une vie permanente et une pensée qui ne s'exerce pas sur ce qui est à venir, mais sur le "déjà" et le "toujours déjà", c'est à dire ce qui est toujours présent, et tu vois en pensant comment il est en lui-même et non pas à l'extérieur de lui-même" (Cf. Plotin, traité 43, (VI,2) 8, 3- 17 sentences 72-78). A méditer, avant de lire la suite.

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23 mars 09

Revenons-en aux choses sérieuses

Si par malheur j'en revenais à la réflexion sur la logique des lettres, je ne manquerais pas de reprendre les questions de lexique et de grammaire à partir de l'ouvrage récent publié par les Editions de l'Ecole Polytechnique : "le français de spécialité" sous la direction d'Olivier Bertrand et d'Isabelle Schaffner, ou bien "Diversités culturelles et apprentissage du français" d'Olivier Bertrand. Mais pour l'heure, je m'en retourne à l'ontologie de Plotin, vieux de socle logique oublié, complexe, et abstrait certes, pas question de trou vital. A chacun son truc, comme dit mon banquier qui, lui aussi, a un certain sens de l'humour, dont certains sont dépourvus, hélas.  Afin de rester serein, je garderai secrètes mes notes de lecture. Et je persiste à penser que les meilleurs manuscrits littéraires sont ceux qui restent au fond des tiroirs.

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