La logique

est-elle un art de penser scientifique ?

27 mars 09

Une logique de la sérénité

"Considère l'Intellect, l'Intellect pur, et fixe sur lui tes regards, sans te servir de ces yeux-ci. Eh bien tu vois le foyer de la réalité et une lumière qui en lui ne s'assoupit pas, et comment il se tient immobile en lui-même et comme il est différencié, tu vois un être où tout est ensemble, une vie permanente et une pensée qui ne s'exerce pas sur ce qui est à venir, mais sur le "déjà" et le "toujours déjà", c'est à dire ce qui est toujours présent, et tu vois en pensant comment il est en lui-même et non pas à l'extérieur de lui-même" (Cf. Plotin, traité 43, (VI,2) 8, 3- 17 sentences 72-78). A méditer, avant de lire la suite.

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23 mars 09

Revenons-en aux choses sérieuses

Si par malheur j'en revenais à la réflexion sur la logique des lettres, je ne manquerais pas de reprendre les questions de lexique et de grammaire à partir de l'ouvrage récent publié par les Editions de l'Ecole Polytechnique : "le français de spécialité" sous la direction d'Olivier Bertrand et d'Isabelle Schaffner, ou bien "Diversités culturelles et apprentissage du français" d'Olivier Bertrand. Mais pour l'heure, je m'en retourne à l'ontologie de Plotin, vieux de socle logique oublié, complexe, et abstrait certes, pas question de trou vital. A chacun son truc, comme dit mon banquier qui, lui aussi, a un certain sens de l'humour, dont certains sont dépourvus, hélas.  Afin de rester serein, je garderai secrètes mes notes de lecture. Et je persiste à penser que les meilleurs manuscrits littéraires sont ceux qui restent au fond des tiroirs.

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22 mars 09

Dernières nouveautés lycéennes ("logique" littéraire)

DSCF0824Un livre récent avait irrité pour des raisons personnelles, que je ne peux enregistrer sur un blog, par pudeur, l'ex-MA de Lycée, transfuge des affaires, que je suis.  J'ai passé deux fois le Capes de Lettres Modernes en candidat libre, pour le plaisir des lettres, et j'ai rencontré de nombreux scribouillards qui se sont soignés de leurs peines de coeur par de la littérature, autrement dit de la logique littéraire concrète, à leurs heures éperdues, par envie d'un amour idéal pour éternels insatisfaits. La littérature isole dans des plaisirs et des douleurs éphémères. Ce n'est pas une activité très recommandable, même si le métier d'écrivain est admis dans les nomenclatures officielles. Je conserve en mémoire un bon souvenir de tous les élèves de Lycée qui m'ont supporté. Je suis diplômé en Linguistique et je n'ai pas à rougir des professeurs de Fac qui m'ont gratifié d'une mention pour un mémoire de Dea que j'ai soutenu, il y longtemps, sur le tard, et qui ne m'a valu que des ennuis professionnels.  C'était sur un conseil de l'Anpe... J'ai de l'admiration pour certains jeunes romanciers et romancières, et je sais que certaines maisons d'édition (dignes de ce nom)  regorgent de nombreux jeunes talents qui mériteraient d'être publiés. Quant au livre, cité comme modèle du genre de la littérature contemporaine, choisi par le hasard du titre, je préfère ne pas en parler. L'auteure a réussi à l'écrire, certains l'ont apprécié, tant mieux. J'ai d'autres préférénces, et je ne souhaite pas faire dans la polémique, dans la querelle des bouffons.

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04 mars 09

Le progrès

"Le monde qui baptise du nom de progrès sa tendance à une précision fatale cherche à unir aux bienfaits de la vie les avantages de la mort."

Paul Valéry (essais quasi politiques, Pléiade Gallimard vol. I, p. 1092) 

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03 mars 09

Dernières nouveautés lycéennes

Dans les dissertations de philosophie, désormais, non seulement Harry Potter figure parmi les autorités pourDSCF1913 philosophes en herbe, mais encore les plans de dissertation se déroulent dans un nouvel ordre : thèse, d'abord, synthèse ensuite, et antithèse en troisième partie. La gentillesse déconcertante des jeunes gens est telle qu'on leur rend service de leur éviter le déshonneur du redoublement. Les professeurs de faculté, qui devront faire face à quelques lacunes, manifesteront dans les rues leur nouvelle colère, dans l'indifférence générale. Ces choses ne concernent que des valeurs spirituelles, autrement dit pas grand chose d'utile, et encore moins bling-bling. La trivialité prévaudra toujours. Si le quasi-philosophe (je n'ai pas la prétention d'être philosophe) peut comprendre l'impact de la pensée magique de Harry Potter, citée aux côtés de l'intuitionisme de Bergson ou de l'idéalisme de Hegel, il est en difficulté face à cette nouvelle méthode de dissertation, développant des arguments thétiques en synthèse anticipée avant d'en dérouler l'antithèse pour conclure. L'anticipation synthétique trouverait bien une justification dans l'heuristique de la pensée en tant que telle, mais comment et pourquoi justifier l'éventualité d'une antithèse de la synthèse prélable d'une thèse non contredite ? Non seulement, ceci est absurde, mais rend vain tout effort de la raison. Autant décréter la suppression de la dissertation de philosophie au baccalauréat, et en finir avec cette méthodologie artificielle, et toute forme de convention ? Une nouvelle génération de pédagogues voit le jour. Le Micromégas de Voltaire est leur livre de chevet ; la pensée d'Aristophane selon laquelle la formation n'est pas un vase à remplir mais un feu que l'on allume, leur seule devise.  Des modalités d'intelligence et de sensibilités inconnues existent donc dans l'univers, les jeunes gens les ont découvertes sans même avoir besoin de les rechercher. Les bonnets d'ânes s'intègrent donc en tête dans les schémas conventionnels des réseaux à venir. Nous autres, qui avons fait l'effort naïf de rechercher à comprendre le sens, à lire et relire des centaines de livres, en plus de la Bible, et de méditer sur le sort réservé à notre ignorance, ne nous resterait-il donc plus qu'à nous taire devant le culte de l'argent roi, en gardant à l'esprit le souvenir de ce que fut la véritable sagesse ?

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