La logique

est-elle un art de penser scientifique ?

15 déc. 08

Nouvelle perspective de réponse

La problématique de ce blog sans prétention n'a pas trouvé réponse satisfaisante (fiable, valide, audible et intégrable dans un paradigme). Les lecteurs peuvent envoyer leur opinion en commentaire, en plus de leurs voeux... Elle sera toujours bien accueillie. Si cette messsagerie a été utile aux nombreux visiteurs de tous les pays du monde qui l'ont consultée, c'est tant mieux. Mes voeux pour 2009 ont repris les mots de Henri Poincaré en introduction de "la valeur de la science" : "Si nous voulons de plus en plus affranchir l'homme des soucis matériels, c'est pour qu'il puisse employer la liberté reconquise à l'étude et à la contemplation de la vérité". Il s'agit donc d'une vérité mathématique qui nous intéresse ici, celle qui ouvre à l'objectivité, à la différence de la subjectivité de toute poesis. C'est ainsi que l'on peut rechercher en quoi la logique n'est pas seulement un art subjectif mais aussi une science objective de valeur. L'épistémologie prend donc forme dans la connaissance des mathématiques, autrement dit dans un outil de formalisation fonctionnelle du calcul mental. Changement d'orientation délibéré qui devrait me permettre de comprendre certaines orientations décisives, souvent plus sublies qu'assumée d'une pauvre vie.

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07 déc. 08

Carnet de lecture

CARNETSur le carnet de lecture, sont quelques souvenirs d'idées, pour ne pas oublier, ou pour apporter plus d'attention à la lecture entreprise. La mémoire de l'esprit qui calligraphie n'est plus celui qui manipule un clavier. La proximité semble plus forte dans l'écriture traditionnelle, et la mémoire vivante est stimulée par la difficulté du déchiffrage. Dans l'écriture mécanique, la mémoire est différée, c'est l'oeil qui travaille, d'abord, et la manipulation des données dans des logiques techniques prévaut parfois sur la permanence des concepts. Il y a aussi ce ronronnement de moteur constamment dans l'oreille, les doigts qui dansent sur les touches, maladroitement puis de plus en plus assurés de trouver leur place, tandis que l'oeil contrôle à l'écran les mots qui surgissent dans une linéarité qui ne tolère plus la moindre fantaisie. Sur le carnet, des traces indiquent les sensations éprouvées. Sur le blog, les vestiges de l'intimité de l'étude disparaissent dans la netteté extraordinaire des flux électroniques. Les deux enregistrements diffèrent et se complètent, comme deux techniques d'une pensée qui vit et qui fonctionne logiquement, naturelle et artificielle.

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04 déc. 08

La logique ou l'art de penser (première partie : des idées selon leur nature et leur origine) II

noirmout_9Un objet se définit par la conjonction d'une substance et d'un mode (ou d'une chose et d'un attribut). L'objet existe par le fait de sa détermination modale (qualité ou attribut). Le mode est l'attribut essentiel de la chose elle-même (47). Les catégories d'Aristote (substances et accidents)  sont critiquables car elles sont arbitraires et purement verbales. Les idées sont à considérer selon leur composition et leur simplicité. "L'ignorance vaut mieux que cette fausse science qui fait que l'on imagine savoir ce que l'on ne sait point. (53) La méthode logique combinatoire consiste à considérer par exemple les nombres par parties et les surfaces par constituants". L'abstraction est un moyen de généraliser les idées. "Quoique toutes les idées soient singulières par le moyen des abstractions, nous ne laissons pas d'avoir plusieurs sortes d'idées dont les unes représentent une seule chose et les autres peuvent en représenter plusieurs". De même que les mots sont univoques et équivoques (60). "L'étendue de l'idée est formée de tous les sujets à qui cette idée convient, où les inférieurs d'un terme général qui à leur égard est appelé supérieur (62). On ne peut cependant lui oter ses attributs sans la détruire". Parmi les idées, certaines sont de sorte universelles : genre, espèces, différence, propriété, accident. Le genre est analysable en le bornant par le suprême et l'infime. L'espèce est caractérisée par la différence (par exemple la substance corporelle et spirituelle. Ainsi la différence entre l'animal et la bête est que l'idée d'animal n'enferme pas la pensée dans sa compréhension (69). "Ce qui définit une espèce est un attribut essentiel, une propriété".

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