31 oct. 08
De l'honnêteté intellectuelle
Il s'agit, à ma connaissance, d'un sujet peu traité de manière approfondie et systématique à nos jours. Dans son Petit Traité des Grandes Vertus, André-Comte Sponville y fait allusion ad liminem. L'honnêteté est selon lui une condition de la vertu mais n'est pas en soi une vertu. Il est d'un point de vue logique difficile de définir honnêtement ce qu'est l'honnête. Des ancêtres illustres s'y sont risqués, mais leurs oeuvres sont tombées en désuétude dans les classes des Lycées. Chez Montaigne, l'honnêteté convient à "l'honnête homme" de époque, qui est un homme cultivé et ouvert d'esprit. Par conséquent, il n'y a aucune connotation de sincérité ou encore de franchise dans cette notion. Dire la vérité ne suffit pas pour être honnête. Dans ses papiers non classés, Blaise Pascal va plus loin dans la réflexion en rapportant l'honnêté aux impies : "qu'ils soient au moins honnêtes gens s'ils ne peuvent être chétiens" (lire page 187, Seuil, coll. Point). Dans son contexte, la sentence est intéressante, bien sûr, et il n'est pas impossible qu'elle fasse réponse à la définition de "l'honnête homme" chez Montaigne, empêtré lui dans les guerres de religions, et sceptique vis-à-vis des bienfaits de celles-ci. La foi n'est donc pas un choix d'honnêteté, mais un pari pour un bonheur supérieur à celui que l'honnêteté peut apporter.
Admettre que la logique soit une modalité déterminantes de l'honnêteté intellectuelle semble naïf, bien qu'il ne fasse pas de doute que la logique apporte au jugement humain une validité par le le souci de non-contradiction formelle. La non-contradiction formelle ne suffit pas à générer le bonheur en soi, évidemment, même si une certaine sécurité en résulte dans l'ordre de la connaissance. Mais le bonheur n'est pas l'objet de la logique, qui est la vérité et l'élucidation de la pensée. En celà la finalité de la logique n'est ni morale, ni immorale, mais a-morale. Pourtant, l'honnêté intellectuelle est la première des vertus relativement à la connaissance et à l'action. Méditer la portée de ses actes, de ses écritures en revendiquant l'honnêteté de sa recherche est souvent malvenu ou considéré comme un prétexte à l'inaction ou à la paresse. Imaginons pourtant que le monde intellectuel soit évalué à partir d'un critère d' honnêté (à définir), que le monde des affaires soit régi par une honnête éthique, ce serait vivre dans une galaxie différente, effectivement vertueuse d'hommes non corrompus par nature, comme l'affirme Blaise Pascal, et rachetés dans le sacrifice de Christ. Les moralistes ne revendiquent pas la qualité d'honnête homme, et ceux qui s'en parent sont bienvenus par leur maladresse. Inutile de donner des exemples. Depuis quelques années, j'observe avec étonnement la décadence de cette vertu, écrasée sous couvert du culte de la performance et du rendement par le règne de l'intérêt et de la cupidité, et celà chez les riches plus encore que chez les pauvres. L'honnêteté intellectuelle est une valeur fondamentale de la connaissance, mais elle y est en limite, là où la connaissance n'est qu'une ligne en asymptote (s'en rapprochant sans pouvoir l'atteindre, comme un idéal d'infini). Les nouvelles technologies, avec tous les biais qu'elles permettent, favorisent l'éclosion d'une sorte d'adresse qui corrompt toute idéalisation définition de l'honnête. Cette qualité n'est le propre des gens modestes, des petites gens, les subalternes, qui ne peuvent se prévaloir d'être de bons chétiens. Les leaders sont "au dessus de ça". Un jour peut-être l'honnêteté intellectuelle (définie comme un minimum d'intégrité dans ses conduites et la communication) reviendra peut-être en première place dans les traités de vertus, ce serait une chance pour les petites gens, mais les puissants, qui se protègent par leurs relations n'en veulent pas. Le monde dans lequel nous vivons est faux, absurde et mauvais. Les religions qui ont admis le péché comme source de pardon ont une immense responsabilité dans cet état de fait. L'honnêteté est une vertu scientifique, et elle concerne la logique. Il serait temps d'aller plus loin dans le sens, certes ridicule provisoirement, dans l'énoncé de la logique de l'honnêté intellectuelle. Si le critère de valeur de la logique n'est plus la vérité mais la seule validité formelle, la logique redevient une science de sophistique. Etre honnête implique de maîtriser la théorie dans ses limites sémantiques et ontologiques autant que dans sa cohérence interne. Pour conclure honnêtement sur ce chapitre, je dois avouer que tous les messages écrits sur ce blog sont écrits à des heures diverses du jour et de la nuit, mais affiché de manière peu honnête en écriture du soir, pour la simple raison qu'il faudrait qu'ils soient ainsi écrits, le soir, avant que ne commence la méditation de la nuit.
Pour me défendre de cette petite tricherie, qui n'améliore, ni ne retranche la valeur bien faible de ces messages, il serait bon de rechercher dans l'étymologie du mot quelque excuse absolutoire, ce serait alors s'éloigner de la logique.
27 oct. 08
Une standardisation logique en pensée unique
Le titre du message est obscur mais impossible de mieux l'écrire pour l'instant. La réflexion débute dans des lectures de Edmund Husserl et de Denis Vernant, autrement dit deux approches logiques a priori incompatibles et qui s'ignorent. Je reprends l'idée (ou concept) de "pensée unique", évoquant le consensualisme marchand de la pensée résultant de formats de diffusion qui la réduisent à une dimension unique (au sens de Marcuse). A relire la logique standard, il n'y a aucun bénéfice à retirer d'autre qu'académique (en certains contextes locaux). La théorie standard y apparaît autant comme modalité que comme fonction normative de la logique, refusant tout critère externe de validité (juridique, mais aussi scientifique, autrement dit psychologique). La logique standard, inspirée - entre autres... - des Principia de Russel, telle que celle de Vernant est une "technique économique" de la pensée qui ne correspond en rien aux lois de la vie psychique. De même que la logique dite pure, elle tend à obtenir le plus de rationalité possible dans l'acte de pensée, quitte à dévier parfois dans le moralisme, ce qui la rend conventionnelle dans sa formulation relationnelle. La rationalité de la pensée chez Husserl est la tendance réelle efficace de la pensée humaine. "Nous devons penser rationnellement en fonction d'une norme présupposée chaque fois que l'on utilise avec une signification valable la notion d'économie de la pensée" écrivait Husserl. La standardisation entre dans un schéma normatif, duquel aucun bénéfice ne doit être attendu autre que l'appartenance au rayon. Non point qu'il s'agisse d'une logique industrielle plus ou moins cachée derrière les néons de la société du spectacle, mais à la différence de l'intention logique pure (désuète, certes), la logique standard ne possède aucune consistance ontologique ni réalité subjective susceptible de la rendre vivante. Les théories logiques n'ont pas besoin d'être standardisées dans la perspective salutaire de Husserl ; elles reposent sur des théories naturelles parce qu'elles font mûrir des fruits psychologiques d'une réalité qui apparaît spontanée, voire naïve, derrière les ostenstations conversationnelles ou virtuelles (ne plus être capable de se critiquer est aussi stupide que de se dévaloriser systématiquement). Cette maturation n'est pas une standardisation normative mais une forme de démonstration à un stade plus avancé de la philosophie (le mot est inévitable en l'occurence, dans cette perspective néo-husserlienne). Les avantages naturels de la pensée pure devraient être à nouveau remis en exergue. Il en résultera l'abandon inévitable du blog et de toute forme de paradigme informatique, et l'ouverture d'un espace transitionnel vers une mathématisation non- standard.
24 oct. 08
Logos et mythos, deux termes antonymes (suite)
Les statistiques de lecture de messages sont révélatrices. Le message le plus lu sur ce site était dédié à une problématique, confusément exprimée inévitablement, tentant de mettre en évidence par l'étymon une sorte d'assimilation, dans l'idée de cohérence formelle ou de validité sémantique, de ce qui relève du mythique et du logique dans les énoncés. La logique pure n'aurait donc aucune consistance réelle (elle n'existe pas) et n'est que le produit d'une illusion théorique (dans cette hypothèse). J'attire l'attention de mes aimables visiteurs, pour le cas surtout où leur consultation serait sérieuse, sur le fait que ces réflexions ont été référencées de manière purement statistique, et que leur contenu n'a pas fait l'objet d'un approfondissement théorique digne de ce nom. Par conséquent il est souhaitable, il me semble, de poursuivre l'étude en plus de cette vision liminaire et superficielle de la problématique. Les limites de cette présentation sont celles de l'évidence subjective et anthropologique (au sens des prolégomènes de Husserl). Si chaque sujet acquiert par exemple une représentation spécifique du nombre ou d'un phénomène physique, il semble difficile d'exclure qu'une entité ne puisse objectivement en être à l'origine (telle la vitesse d'un élément). Le concept de pragmatisme, utilisé dans l'autre message, n'est pas correct dans l'affaire. Le pragmatisme, par exemple dans la version de Quine, ressemble à une sorte de négation délibérée de ce qui n'est pas objectivable en dehors de la chose. Emettre l'hypothèse de l'interférence entre la chose et l'esprit d'une réalité ohjective ou objectivée par la connaissance et qui ne soit pas seulement symbolique n'est pas absurde en soi puisque c'est un fait de science. L'épistémologie apparait ainsi comme une science logique non seulement possible et nécessaire mais effective pour déterminer la validité des savoirs, et ce quelle qu'en soient les littératures (théorique, mathématique, aphorismes de messages de blogs...) La théorie de la connaissance détermine les critères objectifs d'une rationalité idéale dont le substrat est une rationalité effective de type psychologique.
20 oct. 08
Les préconditions de l'exercice logique
Les préconditions de tout exercice logique tiennent à l'objet et au sujet. Pour ce qui est de la matière elle-même (objet), l'usage de la calculette est interdite (humour douteux). Il est nécessaire de posséder quelques manuels de logique. Une bibliographie indicative devrait paraître prochainement sur ce blog. Une feuille de papier et un crayon. Pour ce qui est du sujet, celui-ci doit disposer d'une intelligence normale de l'abstraction conceptuelle. Inutile d'être un génie pour entrer dans le sanctuaire de la pensée. Etre en pleine possession de ses facultés intellectuelle signifie, à mon sens, ne pas être sous la sujétion de conditions d'existence trop défavorables (à moins que celles-ci ne soient alors sources de créativité, ce qui n'est pas certain), ni sous l'effet de substances psychotropes susceptibles d'en altérer la conscience. Une troisième condition tient à ce qui est l'essence de la moralité. Pour faire de la logique, il faut de l'amour, autrement dit de l'amour pour l'être de l'homme, ce qui renforce sa dignité, mais la valeur d'amour la plus essentielle est celle de la vérité. Vérité de l'amour idéal, amour de la vérité des idées, tel est le double lien qui motive les conditions objectives et subjectives de l'exercice théorique ? Plus simplement, les conditions données par Husserl dans les prolégomènes à la logique pure : concentration d'intérêt, vivacité d'esprit, exercice (§ 187). On a en France retenu de Husserl surtout les reminiscences du cogito cartésien. Il semble que l'oeuvre soit plus complexe. J'y reviendrai peut-être. Il y a tellement à faire en logique pure, autrement dit dans une perspective de validité formelle des énoncés. L'évidence est le vécu de la vérité, rien de plus, mais c'est déjà beaucoup.
19 oct. 08
Wittgenstein, une oeuvre et une vie
Il est difficile pour le penseur contemporain d'ignorer le Tractatus, surtout pour qui a été intellectuellement atteint par des héritiers de la structure spirituelle de Von Wright. Wittgenstein est spontanément cité par n'importe qui se considère quelque peu cultivé. Toutefois, si l'oeuvre n'excuse l'homme, il est difficile d'effacer la connaissance que l'on a de la biographie de l'auteur, son arrogance à proclamer avoir résolu les problèmes philosophiques une fois pour toutes, et la brutalité de ses méthodes pédagogiques. Il tenta de devenir instituteur dans un village perdu des montagnes autrichiennes et revint sur les lieux pour demander pardon, mais ses élèves devenus grands ne lui pardonnèrent, semble-t-il, pas, (cf
la biographie de Ray Monk). La connaissance biographique des grands penseurs (et littérateurs) est une problématique en soi. Il n'y eut pas que Jean-Paul Sartre et Samuel Beckett qui furent de "grands buveurs". L'envers du décor de certains mythes laisse parfois perplexe. La question de la subjectivité et de l'objectivité est aussi sans cesse en cause dans toute réflexion logique, en ce sens, la logique ne se démarque pas des sciences, des littératures, etc. La remise en cause la plus radicale est toujours biographique. Dans cette perspective, toutefois, la logique trouve aussi, comme les autres arts et lettres, peut devenir un phénomène héréditaire (l'exemple le plus manifeste dans la pensée de John Stuart Mill, fils de son père et d'un précepteur ami de la famille). La logique ne devrait appartenir qu'à ceux qui la pratiquent, il me semble. Elle n'est pas un territoire réservé. Il n'en demeure pas moins que ceux qui ont eu le privilège d'être tombé dedans lorsqu'ils étaient petit (comme Obélix dans la potion magique) auront acquis un avantage de départ, et pourront éviter de nombreuses recherches superflues pour y trouver le sens de leur destinée.
Quant à ce weblog, qui ne fait que témoigner de la partie émergée d'une réflexion plus globale que je vais le mettre en sommeil quelque temps, après l'avoir reconfiguré, vidé le plus possible des images inutiles, dont le but n'était que de stimuler l'intérêt des visiteurs, par leur incongruïté même, en sacrifiant à la mode de la société du spectacle. Lire sur Google les renvois à : "société du spectacle". Les messages seront améliorés, repris et corrigés, amplifiés. Ne pas oublier de noter que tout ceci n'est qu'improvisation au gré de l'humeur du jour. Un voyage exploratoire dans un territoire indéfini. A chacun ses réflexions, donc.
Merci aux nouveaux visiteurs qui le fréquentent assidument depuis peu de respecter le droit d'auteur sur ce qui n'est qu'une ébauche provisoire. Il est possible que les messages ci-dessous soient considérablement modifiés dans les mois à venir. Le message le plus fréquemment visité n'est pas celui pour lequel j'ai eu le plus de considération. La problématique de la réception est certes altérée par le référencement informatique, qui amplifie le mouvement. Bizzare effet de miroir déformant, complètement étranger au mouvement de l'esprit.
11 oct. 08
The logic of business, as usual
La logique du business en cas de crise est celle de la panne du leadership. Or les couches dominantes ont besoin de se sentir en sur-couche, et même le pauvre petit patron se voit contraint de faire appel à l'aide auprès de conseils, c'est ce que l'on appelle le "conseillisme", ou art de protéger les risques des responsabilités par le truchement d'experts extérieurs (hommes ou femmes de confiance, etc). Pour dominer, lorsque l'on est en situation de perte de leadership, il faut aussi trouver de nouveaux signes de distinction, afin de rappeler aux intrus dans son business l'existence de barrières à l'entrée et d'une consécration de modalités imaginatives nouvelles. Le bourgeois demeure souvent un aristocrate introverti. Il a peur du risque et il déteste par dessus tout la remise en cause de ses avantages acquis par des prolétariens et les intellectuels, du moins ce qui en reste. C'est le thème du paysan parvenu classe bobo qui voyage en classe affaire sur United Airlines pour observer les plantations de coton, et qui ne se mélange plus avec des gens avec lesquels on frayait autrefois, au risque de faire tache, ou faute de goût. Dis-moi avec qui et quoi tu t'ennivres, et je te dirai qui tu es. L'aristocrate, en ce domaine, peut se permettre quelques familiarités. Il n'a pas eu besoin d'apprendre les théories de Bourdieu, ni de lire Le Monde Diplomatique pour être pleinement convaincu de sa supériorité de naissance. Lorsque la crise fait flancher les repères du système, l'autovalorisation de soi reprend les critères traditionnels. Il faut se regarder devant la glace en se disant : je suis meilleur parce que je suis le fils ou la fille d'Untel. Rien de comparable avec tel rat de bibliothèque qui me concurrence dans mon pré carré. Car les livres et la documentation (le knowledge management) sont les derniers refuges des ratés de la crise industrielle. Chez Mac Kinsey, par exemple, autrement dit le premier groupe de consulting mondial, il est interdit que les consultants fréquentent leurs secrétaires. Question de crédibilité. Une théorie des castes dans un pays anciennement esclavagiste, quoi de plus naturel. Il en est de même pour le cadre de personnel qui ressent de la pitié envers les plus pauvres, et l'ingratitude du système envers les subalternes qui effectue le travail de peine. S'ils en sont là, c'est qu'ils n'ont pas été sages sur les bancs des écoles, qu'ils n'ont pas voulu apprendre les conjugaisons des verbes irréguliers ou les équations remarquables ? Ou parce qu'ils n'ont pas voulu faire de compromis avec le "réalisme de l'autoritariste des bourgeois classiques et/ou bohèmes". Le rêve américain du self made man va bientôt se dissoudre dans la crise mondiale, et de nouvelles stratifications sociales vont se mettre en place. De nouvelles opportunités pour les fils et les filles de famille. Business, as usual. Cf www.mckinsey.com qui est généreux pour ceux qui s'identifient sur leur site en offrant de nombreux Pdf de théorie manageriale. Preuve par neuf que les conseilleurs, s'ils ne sont pas les payeurs, ne sont pas avares de leurs valeurs.
08 oct. 08
Réflexions sur la crise
Ces écritures auraient pu s'interrompre aux messages précédents. Mes antécédents de "business man" (mot qui fera sourire ceux qui me connaissent) ont repris le dessus, et en quelques jours, je reviens aux anciennes fonctions exercées autrefois. L'enthousiasme est retombé aussi vite qu'il était monté. Inutile de montrer ma photo sur ce site. Je ne suis pas un chien battu puisque je me suis détaché de tout lien qui me tenait en laisse. Ensuite j'ai pensé que ce serait triste de ne plus pouvoir réfléchir sur des articles de Mind et de ne plus continuer l'aventure de ces lectures de hasard. Il me faudrait donc abandonner toutes ces recherches spirituelles et intellectuelles. Ce soir, en lisant les statistiques des visites sur ce blog, les meilleurs commentaires, j'éprouve un tout petit plaisir de rien du tout, à relever que quelques curieux, de tous les pays du monde, y passent de temps à autre encore plusieurs minutes chacun. Indice non pas de la qualité de mes écritures mais de l'intérêt constant de quelques esprits pour la spéculation intellectuelle, en ces temps de grand égarement des mentalités matérialistes. Les amis de la logique ne peuvent pas juger les êtres ni selon leur apparence, ni selon leur bonne ou mauvaise fortune. Alors je recommencerai peut-être des recherches sur ces quatre grands penseurs.
04 oct. 08
Les quatre plus grands logiciens de tous les temps
Au hasard des pages, et de "l'aventure" logique, je découvre le portrait de Tarski, accompagné d'une note adjacente qui précise que les quatre plus grands logiciens de tous les temps, de ceux qui resteront toujours sur le podium de la mémoire formelle sont Aristote, Frege, Gödel et Tarski. Pourtant combien de philosophes en sont encore restés au kantisme métaphysique, voire à la phénomélogie. Erreur d'orientation dans toute cette aventure bloggante antérieure ? W. O. Quine est un géant, qui est incompréhensible cependant from my logical point of view. Ne doutons pas que les chinois de Shanghaï vont remettre à plat ce classement sur des critères de nouveautés, aussi pertinents que ceux qu'ils ont utilisés pour ordonner toutes les universités du monde en matière de recherche et de développement. Quelques consolations nous viendront peut-être de la recherche biologique. La logique étant confondue le plus souvent avec la mathématique, les meilleurs logiciens ne peuvent se prévaloir que de la médaille Fields, puisqu'ils ont plus de 40 ans lorsque leurs travaux sont reconnus. Portrait de Husserl, ci contre.